Un bogue fonctionnel devant les tribunaux

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Aujourd’hui je suis tombé sur l’émission de François Paradis à TVA. Il avait comme invité un dénommé Joël Ifergan qui poursuit Loto-Québec pour lui avoir refusé le gros lot de 13,5 millions. Il avait la combinaison de 7 numéros de la Super 7, mais il avait la mauvaise date de tirage.

Le monsieur avait acheté son billet à la toute dernière minute avant l’heure de tombée de 21:00 les soirs de tirage. Il avait bel et bien débuté sa transaction avant 21:00 et ce fait a été confirmé par Loto-Québec. Toutefois, la société d’état se fie sur l’heure d’impression du billet et il fut imprimé 7 secondes après 21 heures. Ce délai technique est coutume aux anciens terminaux qui se font remplacés présentement par Loto-Québec.

Toutefois, dans un système informatique lorsqu’on impose des règles fonctionnelles tels qu’une heure limite à l’utilisateur, le délai de traitement de la machine à saucisse ne devrait pas être un paramètre pour ce dernier. Le seul contrôle que le client a c’est l’heure qu’il décide de faire l’achat. L’heure du billet aurait donc dû être l’heure de début de transaction.

Si la transaction est suspendue pour des raisons techniques (ligne occupée, manque de papier dans l’imprimante, lenteur réseau, etc.) ça ne devrait pas modifier la requête initiale du client qui est de participer à un tirage de loterie à une date donnée.

Ceci est la définition pure d’une bogue fonctionnel. Un bogue n’est pas toujours accompagné d’un message d’erreur horrible rouge et clignotant à l’écran ou de fumée qui sort de la machine. Il peut prendre la forme d’un comportement très peu logique, probablement pas documentée, encore moins connu par la société d’état et encore moins par ses commerçants.

J’ignore ce que le résultat sera pour ce procès, mais j’ose croire que si cette subtilité n’a jamais été communiqué à sa clientèle, le juge favorisera le client.

Pour en savoir plus, voici un article sur le site de Cyberpresse.

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Commentaires

  1. Max Plante dit :

    Je présume dans ce cas que l’heure dont le système tient compte est celle du serveur et pas celle du terminal qui, bien que je n’en connaisse pas les détails techniques, pourrait sans doute être trafiquée. Alors si l’heure du terminal ou le délai de ses opérations ne peuvent être confirmés pour raison de sécurité, comment être certain que le billet fut commandé plus tôt que l’heure enregistrée au serveur ?

    Je ne tente pas de justifier la situation. Je me demande toutefois si ma supposition est en fait la situation réelle et, si c’est le cas, quelle est la solution ?

  2. nroberge dit :

    C’est certain que si le terminal est déconnecté et il est en mode dial-up (ligne téléphonique), la demande de combinaison est acheminé à Loto-Québec seulement quand tout le handshaking modem se termine et la connection se fait. Mais, étant donné ce mode de fonctionnement, ça l’aurait du y avoir une fonction de connexion préalable au serveur (warm-up). Et une deuxième étape pour permettre le cassier de prendre un billet avec une confirmation visuel du tirage en cours. C’est plus convivial et tout ça aurait pu être évité.

    Les nouveaux terminaux que j’ai vu dans les dépanneurs semblent fonctionner par réseau dédié, car leur temps réponse est excellent. Loto-Québec exige peut-être une connexion réseau dédié à internet en utilisant un canal sécurisé comme un VPN.

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