Le 400e de Québec et le choc des générations
Les célébrations du 400e de Québec ont fait la démonstration des changements socio-démographiques que la capitale vit depuis quelques années. On a souvent critiqué que Québec était une ville de “pépères” où toute la vie politique, économique et culturelle étaient dominées par les baby-boomers. Les festivités au calendrier en 2007 de la société du 400e semblait aussi viser comme à l’habitude cette clientèle.
Toutefois, la fin 2007 et début 2008 à Québec est marqué par d’importants changements imprévus. La mairesse Boucher décède subitement et Régis Labeaume est élu par la majorité silencieuse située dans les banlieues composées en grande partie par de jeunes familles. Des changements sont apportés en début d’année à la programmation du 400e par le nouveau maire et par Daniel Gélinas qui ont su modifier l’esprit de ces festivités pour davantage plaire à cette nouvelle génération. La même génération qui prendra contrôle de l’agenda politique, économique et culturel dans les années à venir.
Le succès populaire des festivités a démontré que Québec a changé et est dorénavant une ville très dynamique où ses habitants regardent l’avenir avec beaucoup d’enthousiasme.
Les grands acteurs de la région réfléchissent comment on peut conserver ce nouveau momentum pour les années à venir. Mais, il est inutile de s’inquiéter que la ville retombera dans sa morosité habituelle. Le succès du 400e est davantage retribuable à population a démontré son attachement et sa fierté envers sa ville qu’à l’argent qui nous est tombée du ciel.
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Mots clés: 400e, Daniel Gélinas, Génération, Labeaume, Québec

