RTC Mobile pour connaître l’horaire des autobus sur son iPhone

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iPhone-RTCMobile1ENJ’ai appris ce matin grâce à un article dans le Soleil de l’existence d’une application développée pour le iPhone qui permet facilement d’avoir les horaires d’autobus sur le pouce. L’application a été développée par Martin Demers et sa compagnie AragoSoft. Elle n’est pas affiliée officiellement au RTC. Elle utilise les données publiques disponibles déjà sur le site web.

Le RTC aurait à gagner à rendre accessibles plus de données sur l’état de son service par un API ouvert. Ça aide à rendre accessible d’information qu’elle tente de diffuser et en répartissant les coûts de développement à des tiers. Je tiens à féliciter M. Demers pour son initiative. Parfois, c’est la meilleure façon de réaliser des choses avec les organismes publics. J’appelle ça la méthode du fait accompli.

Quand l’initiative est réalisée et a un certain succès, ça serait très mal avisé de tenter de la freiner. On n’a qu’à penser à l’application de Sparko pour les vélos Bixi. Stationnements de Montréal leur a envoyé une mise en demeure pour qu’ils cessent de distribuer l’application. Souhaitons que le RTC aura plus d’ouverture que ça.

Je ne comprends pas toujours pourquoi ils ont fait développer un système isolé comme Trajecto alors qu’ils auraient pu s’intégrer à Google Maps comme l’a fait la STM à Montréal en collaboration avec l’École Polytechnique. Peut-être que c’est possible, et je souhaite que ce soit planifié.

Mise à jour 2009-08-01 22:30 : Karine Simard m’a fait découvrir un deuxième article dans le Soleil qui parle plus précisément de Trajecto et l’absence du RTC dans Google Transit.

Je veux surtout que lisez ce paragraphe. On parle du refus de prendre la solution gratuite de Google. On privilégie la solution Hashtus de GIRO qui a coûté 500 000 $ à implanter.

Quand Google a approché le RTC, ce dernier a répondu non merci, bien que le service soit totalement gratuit (mais des employés doivent être dégagés pour collaborer avec Google et mettre le service en place). Selon M.?Beaurivage, le système n’était pas encore au point au moment de l’approche de Google, en plus du fait que le développement de l’application Trajecto était assez avancé. Le RTC a aussi choisi de «développer sa propre application centralisée», explique ensuite M.?Beaurivage, pour que toute l’information, y compris les horaires, les tarifs, les avis, se trouve à un seul endroit, sur le même site Web, et pour simplifier la gestion.

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Commentaires

  1. Michel Monette dit :

    Ça rejoint une de mes préoccupations que j’ai réitérée sur un billet récent Québec bientôt ville ouverte?. Ce n’est pas jsute le RTC qui devrait rendre ses données accessibles aux développeurs (bénévoles comme commerciaux) mais aussi la Ville de Québec.

  2. Nicolas Roberge dit :

    Oui un peu comme la ville de Vancouver semble vouloir faire. Les organisations publiques ne sont pas capables de répondre à la demande quant aux NTIC. Ils seraient mieux de rendre accessibles comme tu dis les données par des API et laisser les cracks faire des applications satellites innovatrices. Ça ne leur coûte pas grand-chose et ça augmente l’accessibilité de leurs services. L’accessibilité est normalement une de leurs plus grands objectifs.

  3. Michel Monette dit :

    J’ajoute que les villes vont faire ce que leurs citoyens leur demande. Le problème a Quebec, c’est qu’on a un maire qui parle beaucoup des NTI mais que la Ville continue de ronronner. Elle va le faire tant que nous ne serons pas assez nombreux a faire du bruit pour la réveiller.

  4. XaV'S dit :

    Idéalement, il faudrais aller à la prochaine séance du C.A. que le RTC fait régulièrement ( habituellement une fois par mois ) et leur demander (en insistant) :

    a) N’y a t’il pas d’API pour les développeur externe (en leur expliquant la tralé d’avantage que sa leur donne).

    b) Pourquoi il n’y a pas eu encore d’intégration avec Google Maps comme il se fait à Montréal?

    Ça pourrais aider la cause ^^

  5. Pierre-Luc Daoust dit :

    Belle initiative! Ça va dans la même veine que STM Mobile, ça ne peut qu’être bénéfique pour les utilisateurs.

    Malheureusement, une ombre plane. «[Le RTC] ne peut rien y faire, puisque l’information utilisée est du domaine public. Par contre, «on va soumettre ça à notre service juridique pour se pencher sur l’utilisation faite de l’image du RTC», comme le nom et les logos, explique Guillaume Beaurivage, conseiller en communications du RTC.» (http://tr.im/v4Tx)

    Ça serait dommage que le RTC se rabaisse à ça, même la STM n’a pas réagi ainsi lors de l’apparition de STM Mobile!

  6. Nicolas Marchildon dit :

    Peut-être qu’il y a des enjeux commerciaux qui empêchent d’ouvrir les données à d’autres compétiteurs, du moins à court terme.

  7. XaV'S dit :

    Quel compétiteur? La société de transport de Lévis ? XD

  8. Nicolas Marchildon dit :

    @XaV’S: Dans l’article de Directions Magazine, il est question de la solution logicielle Hastinfo, de la compagnie montréalaise GIRO, de DMTI Spatial, Microsoft Virtual Earth (Bing Maps) et NAVTEQ.

    Peut-être que l’intégration tardive à Google Transit donnera la longueur d’avance désirée à une entreprise locale, qui profitera d’un bassin d’utilisateurs fidèles après l’ouverture plus large des données.

  9. XaV'S dit :

    @Nicolas : Je trouve sa injuste. Les données devraient être disponible dès maintenant à tout le monde, point final. Et si leur lenteur est pour privilléger une entreprise, qu’elle soit locale ou non, c’est là que sa devient encore plus injuste, voir illégal, c’est du favoritisme. On prive la population pour des enjeux commerciaux? Voyons donc sa pas de bon sens.

    L’argument est poche, mais je paye de mes taxe cette société de transport, je crois qu’il est primordial de donner un accès universel à tous aux données, et dès maintenant.

    Fuck off si on tarde pour tenter d’encourager une entreprise qui est locale. La clientèle va venir parce qu’elle a de quoi d’innovatrice à offrir et non une copie de ce que les autres font.

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