Laisse ta place, perd ta place : le fléau des usurpateurs
Ça ne sert rien à bouder les réseaux sociaux. Si vous n’y êtes pas, vous allez y être présent quand même. Vos amis parleront de vous. Vos collègues et clients parleront de vous. C’est surtout vrai pour les compagnies notoires et les célébrités, mais ce l’est pour tout le monde à plus petite échelle.
Je suis actif sur Twitter bientôt depuis maintenant 2 ans. J’ai vu plusieurs phénomènes venir et partir sur ce réseau social. J’aimerais attirer votre attention dans ce billet sur celui de l’usurpation d’identité. Les usurpateurs ne sont pas toujours mal intentionnés. Ils peuvent créer un profil de leur vedette préférée par admiration ou pour simplement s’amuser.
Je déplore que ces célébrités ou personnalités publiques ne comprennent pas l’importance de protéger leur identité numérique. L’internet est dorénavant la porte d’entrée pour se renseigner. Pour énormément de personnes, c’est leur première source d’information.
Les dangers
Quelqu’un parlera en votre nom. Les usurpateurs aiment bien conserver le mystère et faire semblant d’être vous. C’est justement leur jeu et leur plaisir. Ils peuvent insulter vos admirateurs ou vos clients en utilisant des propos offensants ou en émettant des opinions gênantes. Les propos véhiculés sur les réseaux sociaux sont très volatiles et se propagent à la vitesse « grand V ».
Que doit-on faire pour prévenir tout ça?
Si ce n’est pas fait, vous devez avoir un site officiel et il doit être très bien indexé dans les moteurs de recherche. Si votre compétiteur, un admirateur ou un client frustré a la première position dans les moteurs de recherche, vous êtes dans une très mauvaise position. Google classe les sites selon leur popularité et leur réputation. Soyez présent en ligne et il vous récompensera pour ça.
Sur votre site ou présence officielle, faites des liens vers vos comptes sur les réseaux sociaux. Ça démontra qu’ils sont authentiques.
L’usurpation mal intentionnée fait rage sur Twitter. Il est important de réserver son compte avant que ça se produise. Ajoutez-y une biographie de 160 caractères en précisant que c’est le compte officiel, un lien vers votre site officiel et une photo de qualité.
Twitter offre aussi un service de vérification de comptes pour les personnalités publiques. Dernièrement, Twitter ou le Comité olympique canadien se sont efforcés à vérifier tous les comptes des athlètes qui ont participé aux olympiques d’hiver 2010 à Vancouver. Par exemple, les comptes de Joannie Rochette et Charles Hamelin avaient cette mention dans le coin supérieur droit de leur profil.
Cette vérification ressemble beaucoup à celle qui est faite pour obtenir un certificat SSL (HTTPS) pour son nom de domaine. On doit prouver que le propriétaire de la marque ou du nom est bel et bien celui qui opère le compte.
Jusqu’à ce jour, je n’ai vu aucune vedette québécoise avec un compte vérifié. Je soupçonne pratiquement aucun ne l’a demandé non plus. Il existe un formulaire sur le site de Twitter pour en faire la demande. J’ignore leurs critères d’acceptation, mais c’est gratuit de leur faire parvenir une requête pour cela.
Toute personnalité publique devrait avoir sa fanpage sur Facebook. Si ce n’est pas vous, c’est votre plus grand admirateur qui le fera. Sa page accumulera des adeptes rapidement. Lorsqu’il publiera des statuts, les adeptes penseront qu’ils proviennent de vous. Est-ce bien ça que vous voulez?
Toutefois après vérifications, Facebook offre peu de renseignements sur leur gestion des pages officielles. Ils bloquent la création de pages sur leur site en filtrant certains mots clés de marques très connues ou de personnalités connues mondialement. Je doute que le star-système québécois y soit inclus.
Ils ont un processus de vérification de page, mais il semble servir uniquement pour des questions de droits d’auteur. Les artistes musicaux peuvent placer un petit lecteur de musique sur leur page et Facebook exige une preuve que le propriétaire de la page a le droit de diffuser des extraits à cet endroit.
Les absents ont toujours tort : des exemples
Voici rapidement des exemples notoires de comptes usurpés. Dans ces exemples, les usurpateurs ne mentionnent pas que leur compte est faux ou est une parodie. Ils affichent tous une photo officielle avec des renseignements assez crédibles.
- Régis Labeaume
- Doc Mailloux
- Clotaire Rapaile
- Guy A. Lepage (le compte a été supprimé)
J’apprends ce matin que Guy A. Lepage a prit les choses en matin en créant son propre compte : @GuyALepage. Je félicite son initiative.
Connaissez-vous d’autres exemples? Si vous êtes à risque de vous faire usurper votre identité, je vous conseille de rectifier la situation immédiatement. Si ce n’est pas pour vous, faites-le pour votre égo!
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Mercredi 10 mars 2010 à 14:49
Jadis, être sur les réseaux se faisait de manières volontaires et aujourd’hui, voilà qu’on assiste à une nouvelle ère, celle du “TU N’AS PAS LE CHOIX”, car si tu n’y es pas, d’autres vont parler à ta place et/ou carrément te la voler.
Avec un fusil non pas sur la tempe, mais bien sur la souris, les artistes et personnalités publiques deviennent captifs de cette grande mode du “sociaux”.
L’effet pervers de cela est qu’on assiste trop souvent à des présences unidirectionnelles et non bidirectionnelles. Nos “people ” se contentent, pour beaucoup, d’être présents sur Twitter, Facebook, sans de réel échange avec la populace. Ils sont là qu’avec leur auto-promo et nous la déversent avec abondance et se barrent. Dommage…
Heureusement que d’autres ont compris les rouages de la bête et l’utilisent d’une manière donnant-donnant.