La socialisation pour les travailleurs autonomes

20 octobre 2008  |  Publié dans Réseautage, Travailleur autonome, Vie de consultant

Le nom le dit, le travailleur autonome est seul. Toutefois, ne pleurez pas sur notre sort. Pour la majorité d’entre-nous, ça l’a été un choix fait en toute connaissance. Les pigistes sont souvent des gens assez indépendants d’esprit et plutôt solitaires. Mais, il reste que de voir du monde de temps à autres et développer une appartenance à un groupe est un besoin fondamental de l’humain.

Selon la pyramide des besoins de Maslow, le besoin d’appartenance est le troisième en importance. Faire parti d’un groupe est un besoin essentiel à combler avant de penser à atteindre les besoins de moindre importance tels que l’estime des autres, l’estime de soi et l’accomplissement personnel.

La carrière de travailleur autonome ne se fait toujours seul. On est parfois demandé d’intégrer des équipes de travail chez le client. L’environnement chez le client peut devenir notre groupe d’appartenance. Toutefois, il est rare que ce groupe nous intègre comme l’un des leurs. Le TA reste un travailleur temporaire assis sur un siège éjectable. La courte durée du mandat facilement pas non plus les choses.

La seule façon d’intégrer un groupe qui convient au TA c’est de trouver un groupe de pairs. Un groupe qui est formé de gens comme nous qui vivent les mêmes réalités, les mêmes défis et les mêmes angoisses.

Il existe plusieurs organisations de travailleurs autonomes au Québec. Il existe des groupes locaux dans toutes les régions. J’habite la région de Québec et il existe le Réseau MÉTA Québec-Lévis qui est affilié à la Jeune chambre de commerce de Québec.

Il existe des groupes qui ciblent davantage une profession. Pour ma part, l’Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII) me convient parfaitement. Les autres membres de l’association vivent les mêmes réalités que moi. Ils font affaire avec les mêmes clients. Nos 5 à 7 mensuels sont une excellente occasion de se garder à jour sur l’état du marché et des opportunités. Le partage de connaissances que nous échangeons nous aident tous à améliorer la gestion de nos carrières.

Les professions qui sont régies par un ordre professionnel ont souvent aussi des activités de socialisation et de réseautage. Les regroupements d’avocats, de médecins, d’ingénieurs entre autres ont souvent un calendrier d’événements remplis de conférences, de formations et de soirées de rencontre informelles.

Au niveau provincial, il existe quelques regroupements tels que Affaires et développement québécois qui organisent aussi des déjeuners et autres activités pour briser l’isolement et mettre en contact des travailleurs autonomes.

3 commentaires

  1. Patricia on 20 octobre 2008 at 16:39:

    Nicolas,
    Je suis surprise que tu ne parle pas des outils sociaux web comme outils pour répondre à notre besoin de connecter. À la limite, à l’occasion, ils peuvent servir comme du “water cooler talk” des bureaux traditionnels… D’autres fois ils permettent de vraiment continuer à s’informer et partager avec des collègues virtuels qui ont des intérêts similaires…

  2. Nicolas Roberge on 20 octobre 2008 at 20:04:

    @Patricia Tu as tout à fait raison. Les réseaux sociaux peuvent aider à briser cette solitude, mais je voulais me concentrer dans cet article sur les rapports “face 2 face” tels que vécus par les employés permanents dans leur milieu de travail. Mais, j’en prend bonne note et je vais surement revister le sujet et me pencher dans un autre article sur le “cyber-networking”.

    Pour ma part, la plupart de mes contacts que je me suis fait dans ces associations, je les ai invités sur LinkedIn puisque je considère que ce réseau est le plus à propos pour les affaires. Toutefois, une proportion ne semblent pas y adhérer facilement et ignore mes invitations. Il faut se rendre à l’évidence que le web n’est pas encore la solution à tout.

  3. Bruno Larouche on 21 octobre 2008 at 7:44:

    Bonjour Nicolas,

    En ces quelques mots, tu as bien résumé, ce que tout travailleur automne vit tous les jours. On oublie trop souvent qu’il faut socialiser.

    Mais quand on dit socialiser, il ne faut pas le faire n’importe comment, il existe des moyens pour le faire.

    Tu as su en faire un résumé intelligent.

    Comme je dis souvent à ma mère, je suis entrepreneur, mais c’est quelque chose de bien supérieur à moi qui me pousse à le faire. Et d’en parler à des gens, comme nous ça fait toujours du bien .

    Bruno

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