31 décembre 2008 | Publié dans Économie | 1 commentaire
Les célébrations du 400e de Québec ont fait la démonstration des changements socio-démographiques que la capitale vit depuis quelques années. On a souvent critiqué que Québec était une ville de “pépères” où toute la vie politique, économique et culturelle étaient dominées par les baby-boomers. Les festivités au calendrier en 2007 de la société du 400e semblait aussi viser comme à l’habitude cette clientèle.
Toutefois, la fin 2007 et début 2008 à Québec est marqué par d’importants changements imprévus. La mairesse Boucher décède subitement et Régis Labeaume est élu par la majorité silencieuse située dans les banlieues composées en grande partie par de jeunes familles. Des changements sont apportés en début d’année à la programmation du 400e par le nouveau maire et par Daniel Gélinas qui ont su modifier l’esprit de ces festivités pour davantage plaire à cette nouvelle génération. La même génération qui prendra contrôle de l’agenda politique, économique et culturel dans les années à venir.
Le succès populaire des festivités a démontré que Québec a changé et est dorénavant une ville très dynamique où ses habitants regardent l’avenir avec beaucoup d’enthousiasme.
Les grands acteurs de la région réfléchissent comment on peut conserver ce nouveau momentum pour les années à venir. Mais, il est inutile de s’inquiéter que la ville retombera dans sa morosité habituelle. Le succès du 400e est davantage retribuable à population a démontré son attachement et sa fierté envers sa ville qu’à l’argent qui nous est tombée du ciel.
1 novembre 2008 | Publié dans Développement informatique, Travailleur autonome, Économie | 2 commentaires
J’habite la région de Québec et la pénurie de main d’œuvre est omniprésente dans tous les secteurs de l’emploi. Le départ à la retraite des baby boomers a donné d’excellentes opportunités d’emploi pour les jeunes de 20 à 35 ans de se dénicher de bons emplois au gouvernement et dans les grandes entreprises de renom de la région. La situation en TI a toujours été difficile, mais la situation économie actuelle quant au marché de l’emploi en général a rendu les candidats en TI encore plus rares.
La pression subie par les PME dans la région de Québec est très forte pour contempler leurs employés actuels et surtout en attirer des nouveaux qui eux ont souvent l’embarras du choix. Ils font face à une féroce compétition qui offre des conditions d’emploi qui peuvent être rarement égalés chez les plus petits employeurs privés.
Plusieurs options s’offrent aux PME en TI pour faire faire à leurs obligations de livrer leurs projets à leurs clients. J’ai assisté à une soirée conférence récemment sur l’immigration de la main d’oeuvre comme solution à considérer. Une autre option est la sous-traitance.
Le marché de la consultation de Québec est traditionnellement orienté vers l’appareil gouvernemental ou les grandes compagnies d’assurances qui siègent à Québec. Leurs projets informatiques d’envergure accaparent la majorité de l’offre en ressources humaines des grandes et moyennes entreprises de consultation informatique.
Toutefois, les PME peuvent se virer vers l’offre en pigistes en informatique. Souvent, les projets variés et avant-gardistes de ces entreprises sont considérés très stimulants pour les consultants indépendants qui oeuvrent dans la région de Québec.
Les avantages de prendre un pigiste
Souvent, nos besoins en informatique sont ponctuels. Nous avons à livrer un projet pour un client et un aspect technique nécessicite un expert pour assurer un respect de l’échéancier. Embaucher un expert est une tâche souvent insurmontable dans l’économie actuelle. De plus, si le besoin est périodique et le projet se termine, l’employeur a à sa charge un employé spécialisé qui deviendra rapidement sous-utilisé et en conséquence surpayé pour l’employeur.
Dans le cas d’un travailleur régulier, la forte demande en main d’oeuvre cause un roulement de personnel chez plusieurs employeurs. Ceci augmente occasionne des coûts aux entreprises. Les coûts administratifs en affichage de poste, en temps de sélection de personnel, en gestion de programmes d’assurance, en achat et configuration d’équipement de travail (ordinateurs, bureau, chaise, licenses de logiciels, etc.), en temps d’apprentissage/formation et plus encore sont très importants. En ressources humaines ont laisse souvent entendre que le coût total d’un employé peut équivaloire jusqu’à 2,5 X le salaire brut. Par exemple, un employé ayant un salaire brut de 45 000$ aurait une charge directe et indirecte qui équivalerait à 112 500$. Ce chiffre correspond à un embauche qui aurait une durée d’un moins un an. Imaginez si cette personne quitte seulement après 3 mois. Les coûts initiaux de son embauche sont à redépenser pour une autre personne. Ouch!
Le pigiste a un seul coût, soit un coût direct qui est son taux horaire. Il n’y aura pas de frais initiaux à moins que vous exigez qu’il travaille dans vos locaux et que vous n’avez pas de bureau où l’asseoir. Il fournit son ordinateur avec ses propres licenses de logiciels. Il chargent que le temps travaillé sur ce que vous lui demandez. Pour un besoin de 3 à 6 mois, cette structure de coût risque de vous coûter moins cher que d’embaucher quelqu’un. Il est un expert et le temps de familiarisation est donc au minimum, il sera utile et très efficace rapidement. Les travailleurs indépendants la plupart du temps sont très expérimentés, ce qui vous assure d’une rapidité d’exécution et d’une qualité supérieure dans la réalisation de ses tâches. Le risque encouru alors réduit au minimum.
Comment fait-on pour trouver un bon pigiste en informatique?
La méthode de base pour trouver un travailleur est d’explorer votre réseau de contacts. Les pigistes ont souvent plusieurs années d’expérience et sont parfois des employés que vous avez déjà embauchés ou des collègues de travail que vous avez apprécié dans la passé. Sinon, parlez-en à vos contacts si ils connaissent des experts indépendants qui seraient familiers dans les technologies dans lesquelles vous oeuvrez. Vous pouvez aussi utiliser des outils comme LinkedIn qui permettent de rapidement chercher dans les profils des contacts de vos contacts. J’ai d’ailleurs écrit pour la JCCQ à ce sujet pour expliquer le fonctionnement de ce site.
Une autre façon efficace est de rechercher sur le web. Plusieurs pigistes ont leur propre site web et l’utilisation judicieuse de mot clés tels que “développeur .net québec” vous permettront de cibler les gens ayant le profil recherché.
La troisième façon est d’accéder aux regroupements de travailleurs autonomes. Il existe l’AQIII qui la plus grande association provinciale de pigistes en informatique qui compte près de 1000 membres. Elle offre un répertoire de membres qui permet de rechercher selon les technologies et méthodologies maîtrisées par ses membres. Elle offre aussi un service d’affichage gratuit d’offre de mandats.
Il existe aussi le site Reptaq qui répertorie des pigistes dans tous les domaines, un répertoire sur le site de la Toile du Québec et le site Pigistes Québec qui a une rubrique informatique.
En conclusion, la sous-traitance est une option parmi quelques autres pour répondre à la pénurie de main d’oeuvre. Il suffit au moins de s’y attarder et demander des soumissions pour être en mesure de juger si cette avenue vous conviendra dans le développement de vos affaires.
29 octobre 2008 | Publié dans Économie | Aucun commentaires
J’ai tombé sur cet article du Soleil par Gilbert Leduc :
Il ne tenait pas à être identifié comme «la personnalité bien en vue de Québec» qui aurait demandé qu’on lui réserve deux salons à 25 000 $ dans le nouveau Colisée, mais puisque son nom est venu aux oreilles du Soleil, Germain Lamonde espère maintenant que son «initiative personnelle» aura un effet de domino dans la communauté d’affaires de Québec.
Le fondateur et pdg d’EXFO jure qu’il n’a pas été approché par les membres du comité de gens d’affaires qui veulent amasser une somme de 50 millions $ pour poser les premières pierres de la construction d’un nouvel amphithéâtre de 300 millions $ à Québec. Il n’a pas l’intention, non plus, de devenir un ambassadeur pour le comité auprès des autres gens d’affaires pour les inciter, eux aussi, à acheter un salon corporatif (25 000 $) ou encore un siège dans la section des loges (5000 $), des mezzanines (3000 $) ou des balcons (1500 $).
J’ai connu Germain Lamonde au moment que j’ai travaillé chez EXFO. C’est un gars très inspirant et un grand leader. Il a toujours été fier d’être de Québec et ça se voit par les différentes décisions qu’il a posées aux fils des années, notamment d’avoir conservé le siège social de la compagnie sur la rue Godin à Vanier malgré que la moitié des employés se trouvent à l’extérieur.
Certains polémistes lui reprochent d’être trop low profile, mais je considère qu’il se satisfait plus dans l’action que dans la célébrité. Bravo pour l’initiative!
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